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Lors du dernier numéro, j’avais promis de
réaliser une
grande interview programme de Philippe Troussier,
le nouveau coach des Lions de l’Atlas.
Si je ne l’ai pas faite, c’est tout simplement parce que M.
Troussier ne semble pas, ou du moins ne donne pas l’air, aujourd’hui de
cerner son sujet pour pouvoir nous parler d’un programme.
En une semaine à Paris, M. Troussier n’a pu voir qu’une vingtaine de
joueurs des 34 qu’il avait convoqués. Et à part les ckeck-up médicaux et les
quartiers libres quotidiens que les joueurs ont semblé beaucoup apprécier,
aucun enseignement significatif ne s’est dégagé.
Le stage local effectué à Rabat n’a non plus rien apporté, et aujourd’hui, on
se retrouve avec 79 présélectionnés pour la CAN, et avec pas moins d’une
vingtaine de cadres dans le staff !!
Entre sa 1ère déclaration où il affirmait vouloir s’appuyer sur les acquis, et
la tourmente où il semble naviguer ces derniers jours, il y a une montagne.
S’appuyer sur les acquis aurait, à mon sens, consisté à reprendre la même
liste qu’à Radès, et y adjoindre 3 ou 4 éléments en fonction des faiblesses
constatées dans quelques postes. Ceci est dicté par la proximité du rendezvous
égyptien.
J’ose espérer que M. Troussier n’est pas en train de faire de la politique, en
donnant le statut d’international à une majorité de joueurs locaux, dans le
but de satisfaire tous les lobbies.
Ou plutôt ne serait-il pas en train de préparer des excuses à une éventuelle
débâcle cairote.
La liste définitive qui tombera aux alentours du 3 janvier prochain nous en
dira plus sur la stratégie du nouveau coach national. C’est pour cela qu’on
était obligé d’attendre avant d’émettre un jugement définitif, et vous
proposer par la suite l’interview programme.
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Le phénomène de hooliganisme qui sévit ces derniers temps dans nos
stades n’est pas du tout compréhensible, et interpelle à plus d’un titre.
Est-ce la cause d’une frustration qui trouve son origine dans des problèmes
sociaux, et son expression dans le football ?
On sait depuis longtemps que les insultes ont toujours été plus ou moins
tolérées, même à l’intérieur des tribunes officielles, sous-entendu que les
dirigeants doivent les supporter car c’est là la rançon du prestige procuré par
le poste !
Mais, ce qu’on a oublié, c’est que ces insultes tolérées se transformaient un
jour en actes plus barbares, et là, endiguer le fléau serait beaucoup plus
difficile.
Les stades de football sont en théorie des lieux de rencontres pour partager
un loisir, un hobby, bref pour passer un moment de détente.
Si aujourd’hui un père de famille a peur d’emmener son fils au stade, voire
d’y aller lui-même, c’est le début de la fin du football au Maroc.
Avec les paraboles qui ont tué le produit national, et la violence qui
commence vraiment à se propager, les terrains vont de plus en plus se vider.
Alors là, mise à niveau et professionnalisme vont devenir de vains mots .
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